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Wiri wiri : Erreur de casting ? Clarisse avant Biba Diallo et Clarisse après Viviane, c’est quoi le problème ?

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Diffusé les lundis et vendredis sur la Télévision Futurs Médias (Tfm), avec la possibilité, pour le téléspectateur, de se rattraper ensuite sur Internet, c’est le feuilleton à succès du moment. Signé « Soleil Levant », la troupe de Sanekh et compagnie, Wiri Wiri, qui en est à son 100ème épisode, raconte l’histoire d’une gentille jeune femme persécutée par son acariâtre belle-mère, en l’absence de son émigré de mari, qui a l’air de gober tout ce que lui raconte maman, et dont elle finit par se séparer…Pour épouser, en secondes noces, un riche monsieur qui a tout du gendre idéal, mais avec un passé de gangster aux Etats-Unis, et qui pourrait bien être le fils perdu de l’intraitable belle-mère. Vous suivez ? Elle est là, l’intrigue…Sauf que le scénario a plutôt l’air de se chercher en ce moment, avec la récente intrusion de la chanteuse Viviane Chidid et du lutteur Balla Gaye 2, qui ferait presque songer que derrière, on improvise plus ou moins. Le bon point de Wiri, au-delà de son côté crédible et vraisemblable, c’est sans doute son jeu d’acteurs : Ndèye Coumba Diarra, Ndiassé Ndiaye, Cheikh Ndiaye, et les autres…De quoi pardonner au feuilleton ses quelques incohérences et sa pub pas toujours très subtile.

 

Quelques énigmes, petites ou grandes, pour commencer…Dans l’histoire autour de Wiri Wiri, il y a le mystérieux enfant de l’intraitable Ndèye Coumba, et du très caractériel monsieur Guèye, né d’un amour de jeunesse qui n’était pas du goût de tout le monde, et qui a dû leur laisser quelques bleus à l’âme. De cet enfant, il faut avouer que l’on ne sait pas grand-chose finalement, sinon qu’il a très vite été confié à l’adoption, quoique son histoire colle plus ou moins au profil d’un personnage comme celui de Jojo Ndiaye : un riche monsieur sans famille, ou presque, qui traîne quelques casseroles, et à qui l’on prêterait même quelques vraies ou fausses identités, celle d’Alex Mbaye par exemple, en plus d’un passé de «gangster» aux Etats-Unis qui lui vaut d’ailleurs d’être recherché par Interpol…

Pris à témoin, le téléspectateur imagine forcément toutes les mille et une combinaisons possibles et s’amuse plus ou moins à calculer la probabilité que…Jojo ne soit pas cet enfant-là, reconnaissable, dit l’intrigue, à quelque chose d’aussi aléatoire qu’une tache cicatricielle. Cheikh Ndiaye, l’acteur qui incarne Jojo sur le petit écran, en a d’ailleurs une, la très «pieuse» marque sur le front, de quoi donner (évidemment) encore quelques os à ronger à tous les inconditionnels du feuilleton, suspendus au moindre détail. Pour brouiller les pistes, le scénario laissera d’ailleurs entendre, à titre d’indice, que la cicatrice n’avait vraiment rien d’ostentatoire, et qu’il faudrait peut-être aller voir ailleurs …

                                                                       DE VIEILLES ENIGMES RECHAUFFEES

Du côté de chez Cheikhouna par exemple, qui n’est que le fils légitime et très officiel de Ndèye Coumba, né dans les liens du mariage comme on dit, comme un remède contre la honte. Une fausse piste, là encore ? Toujours est-il que des mystères comme celui-là, il y en a dans Wiri Wiri, des casse-tête que l’on oublierait presque, à force de tourner en rond sans doute, et que l’intrigue a fini par réchauffer récemment, histoire de faire saliver les très nombreux inconditionnels du feuilleton.

Par exemple, que sait-on de ce déséquilibré qui a froidement assassiné le père de Soumboulou, à l’époque où l’héroïne n’était encore qu’une enfant ? Ou alors que s’est-il vraiment passé ce fameux 24 décembre dans l’Ohio, un Etat du Midwest des Etats-Unis, qui sont vraiment Alice et Clarisse, et surtout que savent-elles de l’ancienne (mauvaise) vie de Jojo ?

Si l’astucieuse Alice est ce que l’on appellerait l’un des personnages secondaires du feuilleton, l’énigmatique Clarisse, qui s’est d’abord contentée de jouer à cache-cache avec les téléspectateurs, s’est récemment dévoilée au public, un «vendredi» comme convenu, mais sous un autre visage que celui que l’on avait disons…entraperçu, il y a quelque semaines.

DES INVITES-SURPRISES

Problème de casting, ou problème tout court ? Il y a quelques jours, c’est un public médusé, dépité ou aux anges (jugez-en par les commentaires des internautes) qui «redécouvrait» Clarisse, mais sous les traits de la chanteuse Viviane Chidid, guest-star de Wiri Wiri et surtout piètre actrice. De quoi donner l’impression que le programme se cherche, remplaçant l’une par l’autre, avec l’air d’insulter l’intelligence des téléspectateurs. L’autre surprise, ou l’autre intrusion du récit, c’est sans doute celle du lutteur Balla Gaye 2, même s’il se défend plutôt bien.

Wiri Wiri n’avait pourtant pas besoin de ces invités-surprises, pour ne pas dire que les acteurs-maison de Soleil Levant, ou la bande à Sanekh, s’en sortaient déjà très bien. Parmi les bons points de ce feuilleton, on citera justement le jeu d’acteurs : Ndèye Coumba Diarra, absolument parfaite dans le rôle de l’intraitable domina manipulatrice qui mène son petit monde à la baguette, connue pour ses coups bas, ses petits et grands complots, ses coups de colère et ses épisodiques problèmes de tension artérielle qui finiront par la clouer au lit. Malgré un look d’«ado» dit-on dans le public, Cheikh Ndiaye, qui incarne Jojo à l’écran, serait à la fois le gendre idéal et le chouchou de ces dames, un personnage aussi mystérieux que…poetic lover côté pile, et ancien bandit côté face.

On citera aussi Soumboulou Bathily ou la nouvelle recrue de Soleil Levant, dans le rôle de cette fragile jeune femme, à la fois naïve et fleur bleue, qui crie et pleure comme personne, et qui passerait presque pour une héroïne de telenovela mexicaine.

                                                               UN JEU D’ACTEURS PAS COMME LES AUTRES

On aime aussi Ndiassé Ndiaye, plus connu sous le nom de Mbaye Dozé, l’un des rôles qui ont lancé sa carrière. Mbaye, dans Wiri Wiri, c’est ce jeune homme immature qui n’a pas hésité à hypothéquer la maison paternelle, et dont les crises de larmes, aussi paradoxal que cela puisse paraître, vous arracheront quelques éclats de rire. Dans le rôle du papa justement, on retrouve Vieux Bâ, célèbre pour son rôle d’anthropophage à la limite psychopathe (Mbaye Warakh), et que l’on retrouve ici dans la peau d’un époux-retraité qui joue les souffre-douleur.

Le personnage le plus ambigu de cette histoire, c’est sans doute celui de Cheikhou Oumar (Cheikhouna pour les intimes), interprété par l’acteur Aziz Niane qui est aussi le scénariste de Wiri Wiri, mis en scène par Cheikh Ndiaye, pour la petite histoire. Cheikhouna, pour faire court, c’est le fiston manipulé par une mère acariâtre, le petit gentil qui se transforme en grand méchant, et qui finit plus ou moins par sauter le pas : de l’amour à la haine…jusqu’à la folie furieuse. Idem pour l’inclassable Sanekh, qui se fait plutôt appeler Guèye dans Wiri Wiri, un monsieur disons…mi-figue mi-raisin, autrement dit capable du meilleur comme du pire, et qui a quasiment tout de la bête blessée, qui vous donne des coups de corne.

Dans cette histoire de famille (s), on tombe aussi sur le très anticonformiste Baye Fall (Gaye Guèye de son vrai nom), lui et son sale caractère parfaitement assumé, son français très approximatif, ce vélo pas comme les autres qui lui ressemble, et qui a l’air de le suivre partout, à la scène comme à la ville…

                                              WIRI WIRI, UN FEUILLETON QUI…TOURNE EN ROND ?

Et si le jeu d’acteurs est sans doute le bon point de Wiri Wiri, on aime un peu moins la prestation de l’expérimenté Mansour Mbaye Madiaga, qui nous avait habitués à son côté soft, et à qui l’on découvre un côté sombre et bling-bling un peu surjoué, dans le ton comme dans la pose…Sans doute parce qu’il en fait un peu trop pour être crédible dans le rôle de Père Zora, le très clinquant gangster de Wiri Wiri : dégaine surfaite de cow-boy américain et père adoptif de Jojo.

Et s’il y en a quelques-uns pour reprocher à Wiri Wiri de…tourner en rond ou d’improviser, ou qui ont encore du mal à digérer l’histoire du poulet égorgé sous nos yeux, pour les besoins d’une fictive scène de maraboutage, peut-être devrait-on aussi parler de cette publicité pas toujours très subtile qui se glisse à la fois dans le discours et dans le décor, que ce soit pour l’adresse d’un couturier ou d’un vendeur de voitures, pour un produit dépigmentant, pour des cubes d’assaisonnement, pour du lait ou pour…du beurre.

Mais le feuilleton garde son charme, avec ses petits personnages plus ou moins empruntés à notre quotidien et à nos scènes de vie, en plus de faire dans la pédagogie : que ce soit sur le divorce, légal ou religieux, ou sur la notion d’héritage, en islam ou à la barre du Tribunal…On y parle aussi d’amour, d’argent, de pression sociale et du regard de l’Autre. Ce qui a le don de nous le rendre assez crédible, sinon vraisemblable.

Senegal7




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